mardi 27 août 2019

Joinville-Le-Pont (Marie & Jacques le 27/08/2019)

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e n'étais pas présent à cette rando. Je dois l'inspiration de cet article aux photos de Didier publiées sur le Blog BDV et surtout aux notes que Marie avait soigneusement préparées pour commenter la rando in situ.


L'Île FANAC. (Joinville)


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aradis des adeptes de l'aviron et du canoë-kayak, c'est un site aussi charmant que verdoyant. La pittoresque maison Fanac (XIXéme siècle) que l'on repère à ses tourelles et à son toit prolongé d'une girouette a donné son nom à l'île. Le pont de Joinville enjambe l'île mais ne la dessert que par un escalier accessible aux piétons, complété par un ascenseur installé en 2010. 

Boathouse (Aviron Marne et Joinville)
On y trouve des écoles d'art, de théâtre et de danse. L’école de musique est installée dans l’ancienne guinguette « chez Jullien » décrite par l’écrivain Émile Zola.
L'île est aussi le siège du club de canoë-kayak "Joinville Eau Vive" qui compte de nombreux champions et qui est classé en National 1.
Le Boathouse abrite le Club "Aviron Marne et Joinville" qui compte parmi les plus prestigieux clubs français d'aviron.











Chez Gégène. (Joinville)

🔊Bourvil-À Joinville le Pont(1963).

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ui pourrait n'avoir jamais entendu parler de la semaine de 48 heures et du petit plombier-zingueur qui attend le dimanche pour aller guincher avec Maimaine à Joinville-Le-Pont -PON ! PON ! chez Gégène ?
Gégène, c'est Eugène Favreux qui a installé sa roulotte sur ce quai de Marne en 1918. Joinville était alors le centre national du cinématographe et Chez Gégène devint rapidement un lieu à la mode qui put rester ouvert pendant la Seconde Guerre Mondiale. En 1953, Roger Pierre écrit la chanson "A Joinville-le-Pont". Etienne Lorin la met en musique et Bourvil la crée. Cette valse va connaître un succès immédiat et conférer une notoriété immense à la guinguette.


Essor et Déclin des Guinguettes.

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e mot guinguette serait lié  au mot « guiguer » ou « giguer », qui signifiait sauter. Le petit vin blanc aigre produit dans les vignobles situés autour de Paris, alors appelé « ginguet » ou « guinguet » pourrait aussi être l'origine du mot.
Les guinguettes se sont développées dès le 17ème siècle à la périphérie de Paris (Montmartre, Belleville). Cette implantation permettait d'échapper à l'octroi, cette taxe qui pesait sur les marchandises entrant à Paris.
Van Gogh-La Guinguette

Vers 1860, Paris s’agrandit et annexe les villages. Dès lors, les établissements de loisirs émigrent sur les bords de Marne et de Seine, associant désormais les joies de la rivière (canotage, régate, joutes, concours de plongeon) aux plaisirs de la table et de la danse. Les tenues endimanchées et  le port du canotier deviennent de rigueur en ces lieux. On y vient se détendre, manger, boire et danser, mais aussi on y vient voir et être vu.
En 1906, la République généralise le repos hebdomadaire. Cette décision et l'essor du transport ferré vont consacrer l'âge d'or des guinguettes qu'on comptabilisera à près de 200 sur les rives de la Seine et de la Marne. Puis le déclin interviendra dès les années 60. La musique yé-yé rompt avec la valse-musette ; la voiture individuelle autorise des weekends plus éloignés. Tout cela précipite la fin de ces établissements dont il ne reste plus, aujourd'hui,  que quatre spécimens en région parisienne.






L'Île de Beauté (Nogent-sur-Marne).


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'Île de Beauté est, à l’origine, une bande de terre longue d’un kilomètre et séparée du coteau par un petit bras de la Marne. Elle doit son nom à Agnès Sorel dite la « Dame de Beauté » qui y possédait un manoir offert par Charles VII. Cette terre fut ensuite abandonnée jusqu’à l’arrivée du chemin de fer de la ligne de la Bastille qui rapproche Paris de sa banlieue. Les terres de Nogent deviennent intéressantes pour les investisseurs. On y installe de riches propriétés. Les promeneurs arrivent en nombre en fin de semaine pendant les beaux-jours pour profiter des restaurants, des bals et des bords de Marne. 


Depuis les années 1960, l’île n’en est plus une. Le petit bras de la Marne est comblé et remplacé par une promenade arborée et piétonne: "la promenade Yvette Horner". Au fil du temps et des différents propriétaires, les maisons de villégiature se sont transformées et sont devenues des résidences principales. Les architectures sont très variées : villa des bords de mer, chalet, pavillon chinois, villa basque, maison de style Robinson ainsi que des villas contemporaines voire hollywoodiennes.
🔊Lina Margy-Le petit vin blanc.(1964)
"Ah, le petit vin blanc qu'on boit sous les tonnelles, quand les filles sont belles, du côté de Nogent" : La musique est particulièrement incarnée en cette bonne ville de Nogent. Yvette Horner, légende de l'accordéon, en était et en reste citoyenne d'honneur. Elle y a vécu pendant une cinquantaine d'années. Charles Trenet a vécu à Nogent à la fin de sa vie  et de son côté Laurent Voulzy y a séjourné au cours de sa jeunesse, enfin  le premier chanteur français à avoir utilisé un micro, Jean Sablon, chanteur de charme, y est né.


La passerelle des Arts(Nogent-sur-Marne)

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ous connaissons tous le pont des Arts qui relie le Louvre à l'Institut. Mais savez-vous que la passerelle que nous voyons aujourd'hui est une copie ?
L'original, édifié en 1801-1804, fut le premier pont métallique de France. Ces arches étaient trop étroites pour les bateaux modernes et plusieurs accidents se produisirent. Fragilisée, la passerelle s'effondrera sur 60 mètres en 1979, suite à la collision d'une barge. La Mairie de Paris fit reconstruire le pont en 1981 par Louis Arretche en reprenant l'aspect de l'original.
La ville de Nogent-sur-Marne, qui possédait déjà le pavillon n°8 des anciennes halles de Paris, installa sur son port de plaisance la partie intacte du pont des arts de la capitale. La vieille passerelle parisienne bicentenaire coule désormais des jours paisibles dans le rôle d'un élégant promenoir !
Le port de Nogent (Image du Blog B.D.V.-Didier Armanini)

Le pavillon Baltard (Nogent-sur-Marne).

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u milieu du XIXème siècle, I'Empereur Napoléon III  n'aime guère le lourd pavillon de Pierre que l'architecte Victor Baltard a conçu pour les premières Halles de Paris et que les Parisiens surnomment déjä "Le Fort des Halles". Baltard imagine alors de nouveaux bâtiments, utilisant le fer, la fonte et le verre, dans un esprit résolument novateur. Le projet, moderne et audacieux, enthousiasme I'Empereur et les Halles de Paris vont susciter l'admiration générale. Selon Gustave Eiffel, Baltard ouvre Paris au XXéme siécle, Verlaine parle des dentelles de Vulcain... Devenue rapidement célèbre, cette architecture sera maintes fois copiée.
Mais en 1972, le marché parisien doit s'agrandir, et il quitte ces pavillons pour s'installer à Rungis. Le Pavillon n°8, qui hébergeait le marché des œufs et de la volaille, fut conservé afin de sauvegarder un témoignage unique des Grandes Halles de Paris de 1850. Démonté et transféré à Nogent-sur-Marne depuis 1976, classé Monument Historique, il est reconverti en espace pluriculturel. Il accueille des congrès, des concerts, des spectacles de 500 à 2 500 personnes et des manifestations événementielles organisées par la Ville de Nogent-sur-Marne.


L'Île des Loups (Nogent-sur-Marne)


Manoir de l'Île aux loups.

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'où vient ce nom étrange ?  Une légende raconte que lors de la guerre de 1870, des loups dévoraient les cadavres sur les champs de bataille. Les soldats auraient organisé une trêve pour les chasser et les animaux seraient venus trouver refuge sur cette île.
Cette île est un havre de nature d'à peine 800 m de long, farouchement gardé par les eaux de la Marne. On n’y accède qu'en bateau.
Le manoir organise réceptions, mariages, séminaires etc. Une petite Barge traversière, à la disposition des clients, permet d'y accéder ce qui ajoute beaucoup à l'originalité de l'établissement




En 1879, la Société d’Encouragement des Sports Nautiques (l’Encou) s’installe sur l’Île des Loups. Elle y demeure encore aujourd'hui. En 2017, l’Encou se classe au 4ème rang des clubs français et compte parmi ses membres de grandes championnes, comme Hélène Lefèbvre, Alice Mayne, Lee-Ann Persse et Louise Masure, ainsi que les médaillés Arthur Loy et Hugo Martinez.