mardi 8 septembre 2020

Le Saut du Postillon (Soisy) / Dannemois (Françoise le 08/09/2020)

Photos du jour.
C'est à partir du petit parking du lieu-dit "Le Saut du Postillon" que Françoise nous entraîne, aujourd'hui, dans une belle rando de 12 km, par monts et par vaux, à travers champs et bois au cœur du Parc Régional du Gâtinais.

Le Parc Naturel Régional du Gâtinais Français.
Photo D.Armanini

Nous laissons nos véhicules sur la parking de l'Auberge du Saut du Postillon, traversons la D948, et ne tardons pas à nous lancer, sur le GR11, dans la grimpette vers les "Réages Tortus", un site apprécié des varappeurs.


Nous sommes au cœur du Parc Régional du Gâtinais Français. Ce parc régional, comme son nom l'indique, ne couvre que la partie francilienne, au nord, du Gâtinais qui lui s'étend, entre la Seine et la Loire, jusqu'à Orléans. Le Parc régional englobe 36 communes en Essonne et 33 en Seine et Marne. 

Ce sont des paysages de plateaux ouverts et de clairières, ceinturés par les coteaux souvent boisés des vallées et vallons épaulés par le massif de la forêt de Fontainebleau et les bois de la Commanderie. Les affleurements et chaos de grès, dont l’extension est exceptionnelle, composent des paysages singuliers de crêtes gréseuses et de butte boisées.
Au delà des productions traditionnelles du miel, des plantes médicinales et du safran, le programme agricole s'appuie sur le développement des filières chanvre et huiles essentielles, l’animation de la filière cresson de fontaine, l’accompagnement des producteurs dans la mise en place de circuits courts alimentaires.

 Le GR11 présente, ici,  un pavage grossier lui conférant une allure d'ancienne voie romaine. Il s'agit en réalité d'un ancien passage qu'utilisaient les carriers pour acheminer de lourds tombereaux chargés de pavés extraits de la vieille carrière de la Padôle aujourd'hui reconvertie en site de varappe.

Dannemois.
Photo D.Armanini
Nous continuons vers le sud, traversons la D83 et rejoignons les sous-bois agréablement ombragés sur le territoire de Dannemois. Dannemois fut au XIXème siècle un secteur important d'extraction du grès.
Cependant, Danemois tient, aujourd'hui, sa plus grande fierté au fait que le chanteur Claude François y choisit la propriété contenant le moulin communal pour en faire sa résidence secondaire. Le petit cimetière communal, qui accueille la tombe de la star, connaît encore l'affluence attristée de nombreux fans restés inconsolables plus de 40 ans après le décès brutal de la vedette (comme on disait à l'époque), .
Notre chemin, cependant, n'atteindra pas le village, pas plus que son cimetière ou son musée consacré au chanteur. Nous nous orientons, en effet, vers l'est, le long d'un champ copieusement inondé de soleil où nous accélérons le pas. Puis, nous bifurquons vers le nord au niveau de Château Vert où nous quittons le GR11 pour emprunter le chemin de petite randonnée qui va nous ramener sur le territoire de Soisy -sur-École.


L'aqueduc de la Vanne et l'aqueduc du Loing.

Ce chemin de petite randonnée va nous permettre de suivre sur près de 5 km le cours souterrain de deux aqueducs parallèles : l'aqueduc de la Vanne et l'aqueduc du Loing. Nous n'avons, bien-entendu, aucune conscience de la présence de ce flot, sous nos pieds, d'une eau absolument vitale pour les parisiens, et pourtant, elle est bien là, canalisée à quelques mètres sous terre. 





Nous traversons, à nouveau la D83, cette fois vers le nord. Voir, sur la carte ci-contre, notre point de traversée de la D83, juste au-dessus des aqueducs souterrains. Ces aqueducs portent le nom des sources des rivières qui les alimentent : la Vanne, un affluent de l’Yonne, et le Loing, un affluent de la Seine. L'aqueduc du Loing est parfois nommé aqueduc du Loing et du Lunain.

D’une longueur de 156 km, l’aqueduc de la Vanne dont la construction a commencé en 1866 et s’est achevée en 1874, est l’œuvre de l’ingénieur Eugène Belgrand qui l’a conçu à la demande du baron Haussmann qui souhaitait faire venir l’eau potable de sites éloignés de Paris afin de garantir une alimentation en eau de qualité avec un débit régulier. Les deux aqueducs se rejoignent au niveau du fort de Montrouge, pour finalement atteindre le réservoir de Montsouris, leur destination finale à Paris.


Retour au Saut du Postillon.

Il nous faut maintenant remonter vers le chaos gréseux des "Réages Tortus". La pente s'élève rapidement et quelques uns, parmi nous, ont le souffle court. Au sommet, nous rejoignons le GR11 que nous empruntons pour redescendre au Saut du Postillon retrouver nos véhicules sur le petit parking de l'auberge.



Carte de notre circuit :
Le plan imprimable et le fichier GPX de ce circuit sont accessibles dans l'onglet "GPX&PDF". (Mot de passe nécessaire)

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