mercredi 27 novembre 2019

Draveil. Le Port aux Cerises. (Didier le 26/11/2019)

Base de plein air et de loisirs du Port-aux-Cerises.
Parmi les utilisateurs de la base de plein air et de loisirs du Port-aux-Cerises, parmi les pécheurs et promeneurs à la Fosse-aux-Carpes, rares sont ceux qui ont connaissance que ces zones lacustres, ayant aujourd'hui l'apparence d'espaces naturels, n'existaient pas voici cent cinquante ans et résultent de l’activité humaine.
Dès le début du Second Empire, le baron Haussmann entreprend la transformation de Paris. Ces travaux suscitent d’énormes besoins en matériaux de construction et en sable. En amont de Paris, des entreprises se lancent dans l'exploitation de gisements de sable dans le lit mineur de la Seine et sur ses berges (lit majeur) où la couche de sable peut atteindre plus de 7 mètres d'épaisseur. La société des frères Piketti va ainsi exploiter ce filon pendant tout le XIXéme siècle. À la fin de l'exploitation, le contrat prévoyait que certaines parcelles restent en eau pour constituer un paysage lacustre.
C'est sur ces anciennes sablières que la base de loisirs du Port aux Cerises a été paysagée. La base propose des activités sportives et de loisirs de plein air sur 163 hectares. Elle est administrée par un Syndicat mixte regroupant des représentants des communes de Draveil, de Juvisy-sur-Orge et de Vigneux-sur-Seine. Depuis février 2010, la gestion des activités est confiée à l'UCPA (Union nationale des Centres sportifs de Plein Air). Le projet a été récompensé par le Prix du paysage en 2009.

Le Menhir de la Pierre à Mousseau.
Une sépulture en fosse fut découverte, en 1875, au cours de l’exploitation de la sablière par les frères Piketty. Elle était constituée d’une fosse ovale de 7 x 3 mètres et profonde de 2 mètres, entourée de pierres sèches, dallée de pierre plates de calcaire ou meulière.
Cette fosse contenait une quarantaine de squelettes certains en désordre, d'autres, au contraire, alignés sur deux rangs, les pieds au centre. Le mobilier funéraire comprenait 5 haches de pierre polie, (dont 2 en diorite), 4 retouchoirs, 4 poignards, une scie à encoches, une flèche pédonculée, un percuteur ainsi que quelques vases de terre noire de facture assez grossière. À peu de distance, se dressait un menhir.
Les frères Piketty prirent soin de protéger le site en réservant tout autour un vaste îlot.
Aujourd'hui seul subsiste le menhir de la pierre à Mousseau. C'est un bloc de grès de forme presque rectangulaire. Il mesure 2,40 m de hauteur pour 1,40 m de largeur et 0,70 m d'épaisseur en moyenne.

Le Château de Villiers (Draveil).
Le comte de Bombelles, en 1782,  fit reconstruire une "maison de campagne" incendiée...Ainsi, vit le jour cet élégant palais français de style néo-classique. Il fut restauré en 1838 par Amans Pécoul et resta la propriété de cette famille jusque dans les années 60 où il fut acheté par la Caisse des Dépôts et Consignations. En 1987, la Ville restaure le château et y installe la Bibliothèque, des salles d'exposition puis les locaux de l'Hôtel de Ville.
Dans le parc du château, 440 logements ont été construits constituant le "Domaine de Villiers" où des familles populaires logent dans un cadre remarquable.


Le château, les pavillons d'entrée, le parc et la belle Allée des Tilleuls sont inscrits aux monuments historiques.






Dernière Minute.... Plus de 300 Tilleuls menacés d'être abattus en site patrimonial à Draveil.

Les 366 arbres du centre-ville de Draveil, ville gérée par Monsieur Georges Tron dans l’Essonne, seront tous abattus d’ici la fin 2020 ! Constituée d’arbres centenaires, cette double allée de tilleuls est un élément constitutif du cadre de vie des Rives de la Seine. 90 arbres ont d'ores et déjà été abattus ! Il n’est pas trop tard pour agir avant que les 276 arbres centenaires restants ne soient tous abattus !
Une pétition exigeant l'abandon du projet de coupe est en ligne. On peut signer la pétition sur ce lien.